COVID-19 — Restez informé, recevez les indispensables Ok

La timeline des agents du Service Public

Face à la crise que nous connaissons, la continuité du Service Public est essentielle. Afin d’aider l’ensemble des agents mobilisés sur tout le territoire, nous proposons ici de partager des informations, bonnes pratiques, modèles… afin que chacun puisse enrichir ses pratiques.

Renseignez-vous ; contribuez à votre tour ; ce site est d’abord fait pour les agents de la fonction publique territoriale mais reste ouvert à l’intelligence de chacun.

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29/03/20

Adaptation de l’organisation des examens et concours pendant la crise

L’ordonnance n° 2020-351 du 27 mars 2020 relative à l’organisation des examens et concours pendant la crise sanitaire née de l’épidémie de covid-19 tire les conséquences de l’épidémie de covid-19 quant à l’organisation des concours et la tenue des épreuves, d’une part, et quant aux règles applicables au décompte du délai de bénéfice de l’inscription sur la liste d’aptitude, d’autre part.

1 – Sur les concours et examens professionnels

L’article 5 de l’ordonnance dispose que, par principe, les voies d’accès aux cadres d’emplois, grades et emplois des agents publics de la fonction publique territoriale peuvent faire l’objet d’adaptation, notamment s’agissant du nombre et du contenu des épreuves.

Dans cette logique, des dérogations à l’obligation de la présence physique des candidats ou de tout ou partie des membres du jury ou de l’instance de sélection, lors de toute étape de la procédure de sélection pourront être prévues pour s’adapter à la crise sanitaire, sans pour autant bloquer la sélection et le recrutement des agents. On pense bien entendu à tout dispositif technique de réunion à distance et de visioconférence qui permettront d’assurer la continuité des procédures en cours. Toutefois, une attention particulière devra être portée à ce que tous les candidats concernés puissent bénéficier des mêmes logiciels et du même débit de réseau internet, afin d’assurer le principe d’égalité de traitement entre les candidats, et la lutte contre la fraude. C’est un décret qui devra fixer ces garanties procédurales et techniques. Le Gouvernement quant à lui envisage même que ces mesures puissent prendre la forme de la suppression d’épreuves, notamment écrites, peu susceptibles d'être passées à distance, et du maintien des seules épreuves orales jugées nécessaires pour apprécier les vertus et talents des candidats.

2 – Sur le bénéfice de l’inscription sur la liste d’aptitude

L’article 44 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale prévoit que chaque concours donne lieu à l'établissement d'une liste d'aptitude classant par ordre alphabétique les candidats déclarés aptes par le jury. Par son alinéa 4, l’article 44 dispose que « toute personne déclarée apte depuis moins de quatre ans ou, si celui-ci est intervenu au-delà de ce délai, depuis le dernier concours, peut être nommée dans un des emplois auxquels le concours correspondant donne accès ». Cette personne ne bénéficie de ce droit la troisième et la quatrième années qu'à la condition d'avoir demandé par écrit à être maintenue sur ces listes au terme des deux premières années suivant son inscription initiale et au terme de la troisième.

L’article 6, II de l’ordonnance n°2020-351 aménage ces règles et indique que le décompte de la période de quatre ans « est suspendu pendant la période courant du 12 mars 2020 jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire déclaré par l’article 4 de la loi n°2020-290 du 23 mars 2020, augmentée d’une durée de deux mois ».

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01/04/20

Le CNFPT compile toutes les infos utiles pour la crise du Covid-19

En ces temps confinés, le CNFPT ne se contente pas de renforcer ses formations en ligne : c'est désormais tout un espace en ligne qui est dédié à la gestion de la crise liée au coronavirus pour les territoriaux. Vous y trouverez, rassemblés sur une seule page, toutes les infos utiles pour (bien) gérer cette crise, sous tous ses aspects :

- décryptage de la loi d'urgence du 23 mars 2020

- liens vers des vidéos ou ressources pédagogiques

- espaces d'échanges entre territoriaux

- des analyses et ressources par d'autres acteurs de l'action publique territoriale (ministère de la cohésion des territoires, association des maires de France, Fédération nationale des CDG, direction générale de l’administration et de la fonction publique ...)

- textes, lois, ordonnances...

A noter, parmi les outils mis à disposition : une revue de presse quotidienne très utile (joliment appelée la Co-tidienne), et la création d'une e-communauté dédiée à la gestion de la crise COVID-19, pour échanger entre pairs. Un travail de synthèse et d'accompagnement plus que bienvenu en ces temps agités ! 

Accéder à la page spéciale Covid-19 du CNFPT

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07/04/20

Le guide du télétravail de la Région Ile-de-France est en ligne (PDF)

Nous en avions parlé ici, le voici en ligne : le guide du télétravail pour les agents franciliens (mais applicable à tous !), édité par la Région Ile-de-France, est disponible en PDF. Le contenu : 64 pages de conseils à destination des télétravailleurs, conseils de postures et exercices de détente, mais aussi des outils à destination des managers.

  • Pour les télétravailleurs : 10 conseils simples, pour réussir à garder un lien fort avec les collègues, des techniques pour s'assurer une frontière entre vie professionnelle et vie personnelle, des outils pour s'organiser et rester concentré, tout en se préservant du stress...

  • Pour tous : des conseils d'ergonomes qui décrivent les règles à suivre pour un espace de travail confortable. Vous trouverez aussi plusieurs pages d'exercices à pratiquer régulièrement pour limiter la fatigue visuelle et les troubles musculo-squelettiques. 

  • Pour les managers : des fiches pratiques toutes simples (brise-glace, rituels, expérimentyations...) pour animer une équipe avec les modes de travail à distance. A chaque fois, la fiche présente le concept, les objectifs, les outils utilisés, et le déroulement de l'action.

Le guide est très synthétique et les outils plutôt simples à adopter. A lire et à partager, d'autant que la plupart des conseils vous serviront aussi quand le confinement sera terminé ! 

Liens et ressources :

  • Le guide du télétravail est téléchargeable ici en PDF.
  • N'hésitez pas à suivre la page LinkedIn de Fabienne Chol, DGA RH à la Région Ile-de-France, qui relaie régulièrement des outils et des web-conférences autour du télétravail, sous plusieurs aspects : ergonomie, management, handicap...

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09/04/20

Réserve civique : 250 000 citoyens prêts à aider !

Depuis le début du confinement, les solidarités s'organisent. Le 22 mars, le gouvernement lançait la réserve civique, dans le but de mettre en lien les associations et structures publiques avec des citoyens volontaires. Depuis, la plateforme a pris son envol : Gabriel Attal, secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, annonçait le 1er avril que 250 000 personnes s'étaient inscrites et que 50 000 étaient déjà engagées dans des missions.

Pour quel type de mission faire appel à la réserve civique ?

Cette réserve a pour objectif d'assister les associations et structures publiques dans les missions d'aide aux plus démunis et vulnérables pendant cette crise. 4 types de missions sont identifiées :

  • Aide alimentaire et d’urgence : distribution de repas et produits de première nécessité aux plus démunis.

  • Garde exceptionnelle d’enfants, notamment ceux des soignants, ou aide dans une structure de l’Aide Sociale à l’Enfance.

  • Lien (téléphone, visio, mail...) avec les personnes fragiles isolées : personnes âgées, malades ou en situation de handicap...

  • Solidarité de proximité : achats de produits essentiels pour des voisins fragiles.

Qui peut faire appel à la réserve civique ?

Toutes les structures qui servent l'intérêt général : les associations, mais aussi les CCAS, MDPH, collectivités, opérateurs publics... 

Comment proposer une mission ?

Vous pouvez inscrire votre structure sur le site covid19.reserve-civique.gouv.fr. La démarche est toute simple, et un numéro de téléphone est proposé en cas de difficulté. Votre structure sera ensuite validée par la Préfecture. Ensuite, vous pourrez proposer une mission, et les bénévoles pourront s'inscrire.

A noter, la mission doit rentrer dans l'un des quatre critères listés ci-dessus. Et surtout, la structure qui les propose est responsable de la mise en place des règles sanitaires pour protéger les bénévoles.

A lire, quelques expériences de collectivités et associations :

  • En Région PACA, 20 000 personnes sont dans la réserve civique. Elles remplissent des missions proposées par des associations sur tout le territoire.

  • Dans le Lot, 600 personnes sont inscrites.

  • Dans l'Eure, 200 personnes sont engagées.

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10/04/20

La collectivité après la crise : interview de Jean-Michel Pignol, DGS de Saint-Laurent-du-Var

Et si cette crise sanitaire permettait de rêver un peu ? Pour les cadres territoriaux, qu'est ce qui est positif dans cette période ? Dans le fonctionnement de la collectivité, dans les manières dont on travaille ou dont on regarde le territoire, si tout était possible, qu'est-ce qu'ils souhaiteraient voir rester après la crise ?

Nous avons demandé à Jean-Michel Pignol, DGS de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes, 28 453 habitants). Pour lui, les relations entre agents, entre élus et administration, entre habitants et territoire sont largement chamboulées... Et il le voit plutôt d'un bon œil !

Plus d'autonomie dans les services

En interne, le confinement et le télétravail ont fait naitre de nouveaux canaux de communication entre agents. Sur la messagerie Whatsapp notamment, les groupes de travail ont fleuri, pour échanger sur les missions, le service, ou tout simplement pour garder un lien. Ce genre de fonctionnement en communauté, pour lui, facilite la prise d'initiatives : il cite par exemple la création de groupes d'agents volontaires pour distribuer de l'aide alimentaire ou veiller sur les plus fragiles.

Chaque unité de travail a créé ces petites communautés pour être en lien... C'est intéressant, ce sont nos agents et qui y relaient l'information, ça multiplie les moyens de communication interne. Et surtout, pour nous, c'est un encouragement à la déconcentration d'un certain nombre de fonctions, à l'autonomisation des unités de travail. C'est d'ailleurs le sens de la démarche managériale qu'on essaie de conduire depuis quelques années...

Bien sûr, il y a toujours cette prégnance du pouvoir des élus qui vient régulièrement percuter l'autonomie des unités de travail. On y est confrontés au quotidien, mais là, on sent qu'il y a des capacités d'organisation au sein des équipes qui se sont libérées. Demain, il faudra arriver à les pérenniser, en leur donnant plus de latitude, y compris sur la gestion RH. Pour ça, on réfléchit déjà à des tutoriels, des FAQ...

Une gouvernance plus sereine

A Saint-Laurent-du-Var, le Maire Joseph Segura a été réélu au premier tour. Soit, pour Jean-Michel Pignol, une occasion inespérée de prendre le temps d'installer une charte de gouvernance et de bonnes pratiques de la relation entre pouvoir légitime et administration...

La crise [et le report de la prise de fonction du Maire fraichement élu à une date ultérieure] laisse du temps pour peaufiner ces outils de gouvernance. On a là une opportunité inespérée de réfléchir et de faire plus de pédagogie sur le rôle et la place de chacun !

Le retour du local 

Enfin, il pointe le retour en force de l'échelon local dans cette crise.

L'encouragement à la production agricole, l'approvisionnement local de nos cantines... Ce sont des projets qu'on avait dans l'air depuis un moment, qui existaient dans le projet municipal, mais sur lesquels ont avait du mal à se poser. Là, je pense qu'on a une opportunité à saisir pour faire fructifier ce besoin de local, qui ressort de manière évidente dans cette crise.

Il y a peut-être une bascule du logiciel politique. On commence à se dire qu'au-delà des infrastructures, il faut aussi travailler le lien entre les habitants et leur territoire. Car nous avons beaucoup de belles initiatives locales, y compris parmi nos entreprises : fabrication de masques, de gel hydro-alcoolique, mais aussi par exemple création d'un groupe Whatsapp « Covid-19 » avec les commerçants et leurs associations...

C'est un changement. Jusque là, on était plutôt partis sur l'idée qu'il fallait se désinvestir de l'économie locale, dans la mesure où c'est plutôt une compétence métropolitaine. Mais avec la crise, on se rend compte que le lien privilégié avec le territoire et les entreprises passe avant tout par la commune.

Et vous, qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis, publiez-le ici ou créez votre propre suggestion. Le monde d'après sera-t-il si différent ? Que faudra-t-il retenir ?

Dans nos métiers comme dans nos missions de service public, ces interrogations sont forcément en tête pour chacun d'entre-nous.

Partageons nos intelligences, interrogeons nous sur l'avenir de la fonction publique territoriale... C'est la formidable mission que Cadre territorial entend promouvoir sur ce site et au sein de ses réseaux. 

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16/04/20

Comment conserver du lien entre agents pendant la période de confinement ?

C'est une question que chacun se pose. Au sein de la C.C. Pévèle Carembault, nous avons tenté d'y répondre avec les actions ci-dessous et après avoir fait un état des lieux des moyens de communication à la disposition des agents :

1) Informer chaque semaine les agents sur les évolutions des missions de la collectivité via un mail du Directeur Général des services.

2) Tenir informé les agents de toutes les évolutions en ressources humaines pendant la période de confinement : Document cadre mis en place et à disposition de chaque agent regroupant différentes thématiques. 1 seul document rassemble l'ensemble des données pour ne pas se disperser : 

- les services en continuité d'activité via présence physique,

- les dispositions sur le temps et l'organisation de travail,

- les liens utiles (actions sociales, les numéros d'appels en lien avec le COVID, les plateformes de partage...), 

- L’appel à volontariat pour la création de brigade de renfort ou remplacement, le cas échéant,

- les concours et examens professionnels à venir, les formations,

- les mesures barrières à respecter et le "quoi faire" en cas de symptôme

- Un planning des agents présents/absents pour respecter le temps de déconnexion de chacun.

 

3) Instaurer un temps de dialogue récurrent avec les représentants du personnel avec, au besoin, l'intervention d'expert comme le médecin de prévention

4) Mettre en place des réunions entre les encadrants pour échanger sur les problématiques rencontrées et le management à distance(tous les 15 jours)

5) Créer un espace dédié aux agents pour proposer des évolutions de service. Cela permet notamment de créer une dynamique de partage et de culture commune. Des idées fortes sont ressorties et ont pu être mises en place

6) Créer une plateforme dédié aux agents pour partager et échanger comme chacun le ferait informellement. Cela peut être des vidéos, des photos, des sondages, une simple conversation

7) Organiser quotidiennement des "pauses café virtuelles" (chaque jour de 16h à 16h30 : chacun se connecte en fonction de l'envie). Cela permet également aux nouveaux arrivants de s'intégrer.

8) Mettre en place une WebTV pévèle carembault : Le concept est de donner de l'actualité des services d'une manière décalé en faisant participer les agents le souhaitant. Parution 1 fois par semaine, 10 minutes d'actualité avec un intervenant différent tous les 1 minutes 30 maximum. Désormais, en RH, nous en profitons pour donner à chacun quelques notions essentielles en vidéo (exemple : c'est quoi un indice majoré ?) 

 

 

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20/04/20

La collectivité après la crise : interview de Jean-Baptiste Clerc, DGS de Cornebarrieu

Et si cette crise sanitaire permettait de rêver un peu ? Pour les cadres territoriaux, qu'est ce qui est positif dans cette période ?

Après l'interview de Jean-Michel Pignol dans un premier épisode, c'est maintenant Jean-Baptiste Clerc, DGS de la ville Cornebarrieu (Haute-Garonne, 7000 habitants) qui imagine les conséquences positives de la crise sur la collectivité. Ce qu'il retient, c'est surtout que le travail que mène Cornebarrieu depuis des années pour rendre la collectivité « plus humaine » démontre largement son utilité en temps de crise !

Une capacité d'adaptation impressionnante (mais qui ne vient pas de nulle part !)

Avant tout, Jean-Baptiste Clerc se dit impressionné par la rapidité et la solidarité avec laquelle tous les acteurs ont réagi dès la fermeture des écoles : autorités locales, agents, citoyens, commerçants se sont organisés et ont très vite proposé leur aide. Par exemple : des agents au « chômage technique » ont proposé d'assister leurs collègues sur d'autres missions, des commerçants de livrer de la nourriture aux personnes les plus vulnérables...

Pour lui, cette capacité d'adaptation est certes facilitée par la petite taille de Cornebarrieu (7000 hab, 250 agents)... Mais pas que. Il voit là une conséquence du travail mené depuis des années sur la libération de la parole et une collectivité plus humaine, avec notamment la mise en place d'une charte managériale depuis 2018.

« Nous faisons tout, depuis plusieurs années, pour libérer la parole en interne. Du coup, comme nous pouvons parler de manière très libre entre nous, l'organisation des services s'est faite de manière très naturelle. Tout ce qu'on avait initié par le partage, la libération de la parole, ça s'est montré d'autant plus efficace dans ces moments-là », explique-t-il.

Le sens du service public dopé par la crise

Autre conséquence : pour lui, la crise sanitaire a le mérite de remettre au centre de l'action publique une notion dont on n'a pas toujours conscience : le sens du service public. Pour lui, les réactions de solidarité des agents ont largement démontré qu'ils l'avaient tous en eux ! D'une certaine manière, la crise se pose comme une aubaine pédagogique pour en prendre conscience : « C'est l'exemple par l'extrême ».

Pour lui, la collectivité d'après la crise sera plus soudée autour de ce sens : « Cette crise marquera les esprits et notre façon de travailler de manière inévitable. Ça renforcera la solidarité et la connaissance entre les services. Et je dirais qu'il faut capitaliser là dessus, s'en servir pour mieux travailler ».

En savoir plus :

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27/03/20

Épidémie, Départements et MDPH : prolongation des droits et aménagement des règles de fonctionnement

Les bénéficiaires des droits et prestations énumérés à l’article 2, I, 2°) de l’ordonnance n° 2020-312 du 25 mars 2020 relative à la prolongation de droits sociaux, dont l’accord sur ces droits et prestations expire entre le 12 mars et le 31 juillet 2020 ou a expiré avant le 12 mars mais n’a pas encore été renouvelé à cette date, bénéficient d'une prolongation de la durée de cet accord d’une durée de six mois à compter de la date d’expiration de cet accord ou à compter du 12 mars s’il a expiré avant cette date. Cette prolongation est renouvelable une fois par décret, sans nouvelle décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées prévue à l’article L. 146-9 du code ou, le cas échéant, du président du conseil départemental.

Le fonctionnement des MDPH est également adapté. Ainsi, afin de tenir compte des mesures exceptionnelles mises en œuvre dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19 et d’assurer le maintien des droits et prestations attribués aux personnes en situation de handicap, cet article permet à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) deux modalités simplifiées d’organisation pour rendre ses avis ou décisions et allège les conditions de recevabilité des demandes déposées auprès de la MDPH.

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31/03/20

Olivier Dussopt : « Un niveau minimum de fonctionnement des services publics »

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique tire un bilan de la réorganisation des services publics pour faire face à la pandémie de coronavirus. Il enjoint les employeurs publics à préserver l'emploi. Il précise que « la fonction publique est concernée par les dérogations sur le temps de travail » et que « la réflexion est en cours, pour permettre aux employeurs publics de fixer des jours de congé et de RTT ».

Si vous souhaitez retrouvez l'intégralité de l'interview aux « Echos », voici le lien 

Deux semaines se sont écoulées depuis l'annonce du confinement. Quel bilan en tirez-vous ?

Sans distinction de statut, les agents publics des trois versants - Etat, territorial et, bien sûr, hospitalier - se sont immédiatement mobilisés. Je salue l'engagement très fort de tous ces fonctionnaires qui assurent la continuité des services publics, hospitaliers évidemment, mais aussi de l'Etat et des collectivités territoriales, sur des missions aussi essentielles que la propreté, la collecte et le traitement des déchets ou bien encore celles, très administratives, de l'état-civil. Je pense aussi aux personnels des crèches et des écoles, qui accueillent les enfants des personnels médicaux mais pas seulement.

Tout était donc prêt ?

Personne n'avait imaginé le scénario d'une pandémie mondiale et ses conséquences. Au début du mois nous avons très rapidement adapté les plans de continuité des services publics à cette crise sanitaire. Les missions essentielles ont été répertoriées, tout comme les besoins en effectifs pour assurer ces missions par des agents en présentiel ou bien en télétravail.

Ne craignez-vous pas qu'avec l'aggravation de l'épidémie, la continuité des services publics ne puisse plus être assurée ?

Non ! L'Etat comme les collectivités territoriales sont sur le pont. En parallèle, nous travaillons aussi à l'anticipation des situations pour faire face à une éventuelle aggravation, et avons défini un niveau minimum de fonctionnement des services publics.

Du côté des collectivités territoriales, le développement de l'intercommunalité ces dernières années, et la mutualisation des moyens, sont des facteurs de maintien des services publics et des missions essentielles, comme la collecte des déchets ou l'assainissement par exemple. Enfin, et si certains fonctionnaires venaient à être empêchés de travailler sur site, les employeurs publics auront la possibilité de mobiliser les agents qui sont aujourd'hui en télétravail.

La réflexion est en cours, pour permettre également aux employeurs publics de fixer un certain nombre de jours de congé et de RTT.

Sait-on combien de personnels travaillent sur site et combien télétravaillent dans les administrations et les collectivités locales ?

La répartition est très différente selon les administrations et les collectivités territoriales. A titre d'exemple, et pour le ministère de l'Action et des Comptes publics, le MACP, nous nous sommes assurés avec Gérald Darmanin de la continuité du versement des salaires à tous les agents publics, mais aussi du paiement des factures - y compris pour le compte des collectivités -, du remboursement des crédits de TVA, ou encore des crédits d'impôts pour les entreprises.

Pour le MACP, c'est 18 % des agents qui sont présents physiquement en administration centrale ou dans les services déconcentrés, sur des missions essentielles et sensibles, ou bien parce qu'il s'agit de missions qui ne peuvent être exercées qu'à partir d'applications sécurisées. Les autres agents télétravaillent (23 %), ou sont en autorisation spéciale d'absence (59 %).

La fonction publique n'entre pas dans le champ du chômage partiel…

Nous avons d'autres dispositifs. Les personnels dont les missions n'exigent pas une présence physique nécessaire à la continuité du service public ou qui ne peuvent pas télétravailler, ont été placés en autorisation spéciale d'absence et voient leur rémunération intégralement maintenue. C'est le cas également des parents qui doivent garder leurs enfants ou bien encore les agents ayant une fragilité médicale identifiée par le Haut Conseil de santé. Pour ne pas prendre de risques, il a aussi été demandé aux femmes enceintes, à partir du troisième trimestre, de rester chez elles.

S'agissant des agents publics qui sont en arrêt maladie, comme pour les salariés du privé, ils bénéficient de la suspension du délai de carence quel que soit le motif de l'arrêt maladie ; une mesure de protection et de solidarité souhaitée par le Premier ministre. Pour les agents contractuels placés en autorisation spéciale d'absence - parce qu'ils assurent la garde de leurs enfants de moins de 16 ans en raison de la fermeture des établissements scolaires - leur rémunération sera prise en charge par la Caisse nationale d'assurance-maladie, puisque ces agents cotisent au régime général.

Il est prévu de pouvoir déroger aux limites maximales de durée du travail dans le secteur privé pour certains secteurs. Et dans la fonction publique ?

La fonction publique aussi est concernée par les dérogations sur le temps de travail. Dans un souci d'équilibre avec le secteur privé, ces dispositions ont justement été précisées dans la loi d'urgence sanitaire. Je précise que pour l'Etat, un décret du 25 août 2000 ouvre cette possibilité en cas de circonstances exceptionnelles, pour une période limitée par décision du chef de service, et sous réserve d'en informer les instances de dialogue social. Pour la fonction publique territoriale, il en est de même avec le décret du 12 juillet 2001. S'agissant de la fonction publique hospitalière, un nouveau décret déplafonne désormais les heures supplémentaires.

Les employeurs privés vont pouvoir imposer la prise de jours de congé, de RTT et de CET pendant le confinement à leurs salariés. Qu'en est-il de la fonction publique ?

La réflexion est en cours, pour permettre également aux employeurs publics de fixer un certain nombre de jours de congé et de RTT. Je rappelle qu'avant l'état d'urgence sanitaire, les textes permettaient déjà aux employeurs publics d'adapter l'organisation de la prise de congés de leurs agents.

Parmi les fonctionnaires, tous ne sont pas titulaires. Les vacataires et les contractuels ont-ils du souci à se faire pour leur emploi ?

Nous encourageons tous les employeurs publics à préserver mais aussi à renouveler les contrats des vacataires et des contractuels en fonction des situations individuelles. Les recettes des employeurs publics ne s'écroulent pas et en 2020 elles demeurent relativement stables, même si je ne sous-estime pas la perte qu'engendrera le non-fonctionnement des cantines ou la fermeture des établissements publics culturels. Collectivement, nous devons faire preuve de responsabilité. Il n'est pas nécessaire d'aggraver la situation économique et sociale.

Des secteurs du privé travaillent à des guides pratiques pour poursuivre leur activité en assurant la protection de leurs salariés. Qu'en est-il dans le public ?

Nous avons échangé avec les organisations syndicales, les DRH des ministères et les représentants des employeurs territoriaux sur cette question ainsi que sur la marche à suivre dans le cas d'un agent atteint par le Covid-19. Cela a donné lieu à l'élaboration d'un « Questions/Réponses » que nous avons largement diffusé et que nous actualisons régulièrement. Nous continuons par ailleurs de travailler sur les protections à mettre en oeuvre, en particulier pour les agents au contact du public. Je pense bien sûr à l'installation d'hygiaphones en Plexiglas mais aussi aux équipements individuels, gants, masques, solution hydroalcoolique.

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